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Les Beaux-Arts à Chalucet : une sculpture de béton blanc de 40 mètres réalisée avec le Procédé GBE®

École Supérieure d’Art et de Design TPM, incubateur d’entreprises et locaux métropolitains à Toulon (83), conçus par Corinne Vezzoni & Associés pour Toulon Provence Méditerranée – livrés en 2020

 

Livré en 2020 au cœur du quartier Chalucet à Toulon, le bâtiment des Beaux-Arts constitue le signal vertical du quartier de la créativité et de la connaissance. Conçu par Corinne Vezzoni & Associés, il accueille l’École Supérieure d’Art et de Design TPM, TVT Innovation et des activités liées à la Métropole. Haut d’environ 40 mètres, l’édifice développe une architecture sculpturale en béton blanc composée presque exclusivement de longues bandes horizontales séparées par de grandes ouvertures. Toutes ces bandes filantes sont réalisées avec le Procédé GBE®, selon une façade en béton armé coulé en place avec isolation intégrée. Leur géométrie a nécessité des cheminées de coulage entre de grands mannequins. Au-dessus des ouvertures dépassant 4 m linéaires, la peau extérieure devait être reprise : des corbeaux ponctuels, réalisés par découpes localisées de l’isolant puis ferraillés, transmettent les efforts vers le voile intérieur selon un cheminement en baïonnette tout en limitant les ponts thermiques. Cette conception rend possible une façade continue, ajourée et profondément architecturale.

Beaux arts quartier de Chalucet - Toulon (83)

Beaux arts quartier de Chalucet - Toulon (83)

Pourquoi les Beaux-Arts constituent-ils le bâtiment « Totem » de Chalucet ?

Implanté sur la frange nord du quartier Chalucet, à environ 200 mètres de la gare de Toulon, le bâtiment des Beaux-Arts marque l’entrée du nouveau quartier. Corinne Vezzoni & Associés le décrit comme son « bâtiment Totem ». Un socle de deux niveaux accompagne la rue Rageot-de-la-Touche, tandis qu’un volume plus vertical s’élève sur dix niveaux à l’angle de la rue Chalucet et du boulevard Toesca. La façade oblique accompagne le mouvement du piéton vers le cœur de l’écoquartier. Le béton blanc, les longues incisions horizontales et la hauteur du bâtiment donnent à l’ensemble l’apparence d’une grande sculpture contemporaine. Les ouvertures cadrent les vues vers le mont Faron, la mer et le paysage toulonnais. Le projet transforme ainsi une enveloppe constructive en véritable dispositif urbain : Le béton coulé en place avec le Procédé GBE® donne au bâtiment sa masse, tandis que les vides en sculptent la silhouette et les grandes bandes horizontales construisent son identité.

 

Quels usages cohabitent dans le bâtiment des Beaux-Arts ?

Le bâtiment associe enseignement artistique, création, innovation économique et activités métropolitaines. L’École Supérieure d’Art et de Design Toulon Provence Méditerranée occupe les six premiers niveaux du volume principal. Les niveaux supérieurs accueillent TVT Innovation, structure dédiée à l’innovation, à l’entrepreneuriat et au développement économique du territoire. Les deux entités disposent d’espaces propres mais partagent une séquence d’entrée, des circulations et des lieux d’exposition afin de favoriser les échanges entre étudiants, artistes et entrepreneurs. Le bâtiment comprend des ateliers de pratiques artistiques, des plateaux d’enseignement, des espaces de travail, des lieux de présentation des œuvres ainsi qu’un grand hall vertical. Le projet architectural accompagne donc une programmation fondée sur la rencontre entre disciplines. Cette mixité faisait partie dès l’origine du positionnement du quartier Chalucet comme quartier de la créativité et de la connaissance.

 

Comment l’architecture transforme-t-elle la façade en une succession de bandes filantes ?

L’enveloppe des Beaux-Arts est structurée par de longues bandes horizontales de béton blanc. Elles sont séparées par de grandes ouvertures qui découpent le volume et donnent au bâtiment son expression sculpturale. Ce ne sont pas de simples linteaux au-dessus de fenêtres classiques. Certaines baies se développent sur plusieurs mètres et donnent l’impression que les parties en béton flottent entre deux vides. Cette répétition de pleins horizontaux et de vides constitue le langage même du bâtiment. Le site officiel de Chalucet décrit ces percements comme des « incisions horizontales » qui filtrent la lumière et cadrent les vues lointaines. L’épaisseur de la façade, comprise selon les zones entre 56 et 71 cm, accentue l’image d’un monobloc minéral taillé dans la masse. Le Procédé GBE® est particulièrement adapté à cette géométrie car les bandes restent coulées en place, continues et libres de suivre le dessin de l’architecte sans être recomposées à partir de panneaux préfabriqués.

 

Pourquoi le Procédé GBE® était-il déterminant pour réaliser cette architecture ?

Le bâtiment exigeait simultanément une façade en béton blanc apparent, une isolation performante, de très grandes ouvertures et une continuité visuelle des bandes horizontales. Le Procédé GBE® permet de réunir ces fonctions dans un double mur en béton armé coulé en place autour d’un isolant. La paroi intérieure assure la fonction porteuse du bâtiment. L’isolant est positionné dans le coffrage. La peau extérieure constitue directement le parement architectural. Il n’est donc pas nécessaire de recouvrir ensuite le bâtiment d’une isolation extérieure ou d’un bardage qui masquerait la masse de béton imaginée par Corinne Vezzoni. Une solution préfabriquée aurait également imposé une logique de panneaux et de joints difficilement compatible avec les longues bandes continues du projet. Ici, le dessin architectural et le principe constructif sont étroitement liés : le Procédé GBE® permet au béton de rester structure, enveloppe et matière visible dans un même langage architectural.

 

Quelle est la composition des façades réalisées avec le Procédé GBE® ?

En partie courante, la façade atteint environ 56 cm d’épaisseur (plus de 70 cm ponctuellement). Elle associe en moyenne 15 cm de béton armé extérieur, 21 cm d’isolant en polystyrène expansé et 20 cm de béton armé intérieur porteur. Le voile intérieur appartient à la structure du bâtiment. La couche isolante est placée entre les deux parties en béton et maintenue pendant le coffrage par les accessoires du Procédé GBE®. La peau extérieure de 15 cm forme le parement blanc visible depuis la ville et protège durablement l’isolant. Les deux parties sont normalement coulées simultanément avec un béton autoplaçant adapté. Certaines zones particulières, notamment la grande façade inclinée, ont nécessité une méthodologie spécifique du fait de leur géométrie. 

 

Quel béton a été utilisé sur le bâtiment des Beaux-Arts ?

Le bâtiment emploie un béton blanc autoplaçant produit grâce à la centrale installée pour le chantier de Chalucet, selon le même principe que pour la médiathèque Chalucet voisine. La teinte blanche n’est pas obtenue par une peinture extérieure : elle appartient directement au matériau. Le béton blanc brut a été réalisé à partir de ciment blanc et de granulats locaux, retenu notamment pour sa matérialité et sa résistance à l’environnement marin toulonnais. Le caractère autoplaçant du béton est essentiel pour le Procédé GBE®. Il permet de remplir les deux parties du mur autour de l’isolant sans vibration mécanique et de circuler entre les armatures. Sur les Beaux-Arts, cette fluidité était encore plus importante en raison des bandes horizontales, des grands mannequins et des zones de remplissage difficiles d’accès. La matière mise en œuvre au gros œuvre constitue directement l’expression finale de la façade.

 

Pourquoi les grandes ouvertures modifient-elles le fonctionnement de la peau extérieure ?

La peau extérieure du Procédé GBE® est conçue pour reprendre son propre poids et rester libre de se dilater par rapport à la structure intérieure. En partie courante, elle est appuyée en pied ou sur un dispositif d’appui adapté. Une ouverture de largeur limitée ne remet pas nécessairement en cause ce principe. Sur ce projet, la règle retenue était de considérer qu’une ouverture inférieure ou égale à 4 m ne transformait pas la peau extérieure située au-dessus en élément suspendu. Au-delà de 4 m, la situation change : la bande de béton située au-dessus du vide ne dispose plus d’un appui suffisant par continuité latérale et doit être reprise spécifiquement. Or les façades des Beaux-Arts sont composées presque exclusivement de très grandes ouvertures. Le bâtiment accumule donc précisément les situations dans lesquelles une reprise de la peau extérieure devient nécessaire. Cette contrainte structurelle a directement conduit au développement des corbeaux ponctuels.

 

Pourquoi les corbeaux étaient-ils nécessaires au-dessus des grandes ouvertures ?

Sur une façade classique, la peau extérieure du Procédé GBE® peut descendre ses charges jusqu’à un appui continu en partie basse. Aux Beaux-Arts, les bandes filantes de béton sont interrompues étage après étage par de grandes ouvertures. Au-delà d’une largeur de 4 m, la bande située au-dessus de la baie doit être considérée comme suspendue et recevoir un appui spécifique. Comme cette configuration se répète sur une grande partie du bâtiment, il n’était pas possible de traiter le problème comme un détail ponctuel exceptionnel. Les appuis font partie intégrante de la conception de la façade. Une solution de poutre ou de bande de béton continue reliant la peau extérieure au voile intérieur aurait certes transmis les charges, mais elle aurait également créé une liaison thermique importante à travers l’isolant. La stratégie retenue a donc consisté à multiplier des appuis ponctuels plutôt qu’à créer une bande structurelle continue. Le problème mécanique est résolu tout en conservant une grande continuité de l’isolation.

 

Comment les corbeaux ponctuels ont-ils été réalisés dans l’isolant ?

Le principe de réalisation est simple. Aux emplacements déterminés par l’étude structure, des découpes sont pratiquées localement dans les panneaux isolants. Ces réservations sont ensuite ferraillées afin de constituer des zones capables de transmettre les efforts. Lors du bétonnage, le béton autoplaçant remplit naturellement ces ouvertures et forme des corbeaux ponctuels entre la peau extérieure et le voile intérieur porteur. Il n’est donc pas nécessaire d’ajouter après coup une pièce métallique ou un dispositif rapporté complexe. Le corbeau naît directement du béton coulé en place. La continuité de l’isolant n’est interrompue qu’aux endroits strictement nécessaires à la reprise des charges. Entre deux corbeaux, le panneau isolant reste continu. Cette solution permet ainsi de transformer une contrainte structurelle majeure en détail constructif intégré au coffrage. Le principe reste fidèle au Procédé GBE® : tirer parti des possibilités du béton coulé en place plutôt que multiplier les composants de façade.

 

Comment les corbeaux ponctuels limitent-ils les ponts thermiques ?

Une bande de béton continue reliant la peau extérieure au voile intérieur créerait un chemin conducteur sur toute la longueur de la façade. Cette solution aurait été particulièrement pénalisante sur les Beaux-Arts puisque les grandes baies sont répétées sur presque tous les niveaux. Le choix de corbeaux ponctuels réduit fortement la surface de béton traversant l’isolant. Au lieu d’un pont thermique linéaire continu, les liaisons mécaniques sont concentrées en quelques points calculés. Les efforts sont transmis là où cela est nécessaire, tandis que l’isolant reste continu entre les appuis. Le traitement thermique final doit naturellement être vérifié dans les calculs du projet, mais le principe constructif cherche explicitement à minimiser l’interruption de l’isolation. C’est un exemple particulièrement lisible de conception intégrée : le bureau d’études ne traite pas d’abord la structure puis la thermique. Les deux contraintes sont résolues dans le même détail de façade. La forme architecturale conserve ainsi ses grandes baies sans sacrifier la cohérence de l’enveloppe.

 

Pourquoi les bandes filantes nécessitaient-elles des cheminées de coulage ?

La difficulté ne venait pas seulement de la longueur des bandes de béton, mais surtout de la volonté d’en couler plusieurs en une seule opération. Les grands mannequins réservant les ouvertures compartimentaient fortement le coffrage et rendaient difficile l’alimentation directe de toutes les zones depuis le sommet des banches. Des cheminées de coulage ont donc été disposées à intervalles réguliers entre les mannequins. Elles permettaient d’acheminer le béton autoplaçant à chaque cavité à remplir. Le fort étalement du béton autoplaçant jouait ici un rôle essentiel. Une fois introduit par une cheminée, le béton pouvait se répartir horizontalement sur plusieurs mètres, de l’ordre de 4 m dans les conditions de mise en œuvre du chantier, et remplir les bandes filantes sans vibration. Cette organisation a permis de couler plusieurs bandes horizontales au cours d’une même phase de bétonnage, tout en assurant le remplissage des zones situées entre les grandes ouvertures. 

 

Comment la mise en œuvre reste-t-elle celle d’un chantier de béton coulé en place ?

Malgré la singularité architecturale du bâtiment, les principes de mise en œuvre restent ceux du béton armé banché et des principes de base du Procédé GBE®. Les équipes positionnent les banches, installent les armatures, mettent en place les panneaux isolants équipés des accessoires du Procédé GBE®, complètent le second ferraillage puis ferment le coffrage. Les mannequins définissent les grandes ouvertures et les cheminées permettent d’alimenter les bandes filantes. Le béton autoplaçant est ensuite coulé en suivant une progression contrôlée. La géométrie exige de la préparation et du savoir-faire, mais elle ne transforme pas le chantier. Le Procédé GBE® reste une adaptation du mur béton traditionnel. Le mode opératoire général prévoit d’ailleurs un coulage continu des voiles intérieurs et extérieurs avec un béton autoplaçant adapté.
Cette logique valorise les compétences des coffreurs-bancheurs : la sophistication se situe dans la conception des détails, pas dans un changement complet de métier.

 

Comment un bâtiment de 40 mètres est-il conçu en zone sismique ?

Les Beaux-Arts atteignent environ 40 mètres de hauteur. Le Procédé GBE® est compatible avec les zones de sismicité lorsqu’il est dimensionné conformément aux règles applicables au bâtiment. L’action sismique intervient principalement dans le calcul de la structure porteuse intérieure, qui reste une structure classique en béton armé dimensionnée selon les Eurocodes, notamment l’Eurocode 8 pour les actions sismiques et l’Eurocode 2 pour le béton armé. Pour la peau extérieure, les vérifications prennent également en compte les actions perpendiculaires à la façade et les liaisons avec la structure. Le Procédé GBE® ne modifie donc pas la logique fondamentale du calcul parasismique : il permet d’intégrer l’isolation dans une structure dont le dimensionnement reste fondé sur les principes usuels du béton armé.

 

Comment le béton blanc participe-t-il à la stratégie climatique du bâtiment ?

Les longues ouvertures horizontales ne sont pas seulement un geste plastique. Elles filtrent la lumière méditerranéenne et produisent des ombres profondes dans l’épaisseur de la façade. Le site officiel de Chalucet souligne que ces incisions cadrent les vues sur le mont Faron et la mer tout en maîtrisant la forte luminosité toulonnaise.
Le Procédé GBE® complète cette approche par une isolation continue et par la présence du voile porteur en béton du côté intérieur de l’enveloppe. Cette masse intérieure peut participer à l’inertie thermique et amortir les variations de température. L’efficacité du confort d’été dépend naturellement aussi des protections solaires, de la ventilation, des vitrages et des systèmes techniques, mais la façade constitue une première ligne de défense climatique. La profondeur du mur, pouvant atteindre plus d’un demi-mètre, devient ainsi un dispositif architectural autant que thermique : elle filtre, cadre, protège et donne au bâtiment son caractère sculptural.

 

Quelle place le bâtiment occupe-t-il dans la démarche environnementale de Chalucet ?

Le quartier Chalucet a été conçu comme une opération urbaine à forte ambition environnementale. À l’échelle du quartier, la démarche Quartier Durable Méditerranéen a obtenu le niveau Argent en conception puis Or en réalisation et, depuis octobre 2025, Or en phase usage. Les évaluations mettent notamment en avant la création d’espaces verts, la gestion des eaux pluviales, la mixité fonctionnelle et l’inscription de plusieurs bâtiments dans la démarche BDM.

 

Quel rôle GBE a-t-elle joué dans la réalisation des façades ?

GBE fournit les accessoires plastiques destinés à maintenir et positionner l’isolant dans les coffrages ainsi que le kit d’outillage associé. Les pièces sont fabriquées selon les épaisseurs définies pour le chantier. GBE accompagne également l’entreprise dans la préparation des méthodes de mise en œuvre et des points singuliers. Sur les Beaux-Arts, ces points sont nombreux : bandes horizontales filantes, très grandes ouvertures, cheminées de coulage, corbeaux ponctuels d’appui, façade inclinée et grande hauteur du bâtiment. Les armatures restent calculées par les bureaux d’études selon les règles usuelles du béton armé. Le béton, les aciers, l’isolant et les banches sont fournis dans l’écosystème habituel du chantier. Le Procédé GBE® permet au contraire à l’entreprise de gros œuvre de construire une façade très particulière avec les outils, les compétences et le raisonnement structurel du béton coulé en place.

 

Que démontre le bâtiment des Beaux-Arts sur les possibilités du Procédé GBE® ?

Les Beaux-Arts de Chalucet montrent jusqu’où peut aller une façade en béton coulé en place à isolation intégrée. Le bâtiment atteint environ 40 mètres et développe presque exclusivement de longues bandes horizontales de béton blanc séparées par de grandes ouvertures. Toutes ces bandes sont réalisées avec le Procédé GBE®. Au-delà de 4 m de largeur d’ouverture, la peau extérieure située au-dessus doit être reprise. Des corbeaux ponctuels sont alors créés par découpe de l’isolant, ferraillage et remplissage au béton autoplaçant. Les charges rejoignent le voile intérieur selon un cheminement en baïonnette, tandis que l’interruption de l’isolation reste localisée. Des cheminées de coulage permettent parallèlement de remplir les bandes entre les grands mannequins. Le résultat ne juxtapose pas structure, isolation et architecture : les trois sont conçues ensemble. Cette référence démontre que le Procédé GBE® peut accompagner une architecture fortement sculptée sans renoncer au béton apparent ni à la continuité thermique.

Beaux arts quartier de Chalucet - Toulon (83)

Beaux arts quartier de Chalucet - Toulon (83)

Beaux arts quartier de Chalucet - Toulon (83)

Beaux arts quartier de Chalucet - Toulon (83)

Données clés du projet

  • Projet : Les Beaux-Arts – École Supérieure d’Art et de Design TPM et TVT Innovation
  • Localisation : quartier Chalucet, Toulon, Var
  • Programme : école supérieure d’art et de design, ateliers, espaces d’exposition, incubateur d’entreprises et locaux liés à Toulon Provence Méditerranée
  • Livraison : 2020
  • Maître d’ouvrage : Toulon Provence Méditerranée
  • Architecte : Corinne Vezzoni & Associés
  • Entreprises de gros œuvre : Travaux du Midi – groupe Vinci & Léon Grosse
  • Hauteur : environ 40 m
  • Organisation : socle de deux niveaux et volume vertical sur dix niveaux
  • Surface de plancher : 4 514 m²
  • Montant des travaux : 13,7 M€
  • Application du Procédé GBE® : ensemble des bandes filantes en béton de la façade
  • Composition courante : environ 56 cm
  • Paroi extérieure : 15 cm de béton armé
  • Isolation : 21 cm de PSE
  • Voile intérieur porteur : 20 cm de béton armé (cas le plus courant)
  • Béton : béton blanc autoplaçant produit par une centrale chantier
  • Expression extérieure : béton blanc brut apparent
  • Ouvertures : grandes baies horizontales séparant les bandes filantes
  • Principe d’appui : ouverture ≤ 4 m, peau extérieure non considérée comme suspendue ; au-delà de 4 m, reprise spécifique nécessaire
  • Appui au-dessus des grandes ouvertures : corbeaux ponctuels intégrés dans l’épaisseur du mur
  • Réalisation des corbeaux : découpes localisées de l’isolant, ferraillage puis remplissage par le béton autoplaçant
  • Objectif thermique : éviter une bande béton continue et limiter les ponts thermiques
  • Coulage des bandes filantes : cheminées de coulage placées entre les grands mannequins
  • Contexte structurel : bâtiment de grande hauteur relative conçu en zone sismique selon les Eurocodes applicables
  • Démarche urbaine : quartier Chalucet QDM Argent en conception, Or en réalisation et Or en usage depuis 2025
  • Périmètre de GBE : accessoires de maintien de l’isolant, kit d’outillage et accompagnement technique