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Laboratoires ANSES–ANSM à Lyon-Gerland : une trame en béton à empreinte carbone réduite pour une architecture scientifique évolutive

Laboratoires et bureaux ANSES–ANSM à Lyon-Gerland (69), conçus par Pargade Architectes avec Moon Safari pour l’ANSES – livrés début 2026

 

Livré début 2026 dans le Biodistrict de Lyon-Gerland, le bâtiment commun de l’ANSES et de l’ANSM réunit des laboratoires scientifiques, des plateformes technologiques et des bureaux consacrés à l’approche « One Health ». Conçu par Pargade Architectes avec Moon Safari, le projet développe une façade hybride structurée par une trame poteaux-poutres réalisée avec le Procédé GBE®. Les parties en béton armé sont coulées en place avec une isolation intégrée, tandis que les intervalles accueillent des baies vitrées et des éléments de façade à ossature bois. Cette combinaison introduit des matériaux biosourcés dans l’enveloppe et contribue à réduire son bilan carbone calculé. Les parties en béton utilisent une version ECOPact du béton autoplaçant Ultra Twin Procédé GBE de Lafarge, réduisant de 30 % les émissions de CO₂ par rapport à un béton classique comparable. Les précadres métalliques des ouvertures ont été scellés dans le béton au moment du coulage. Le Procédé GBE® assure également la continuité de l’isolation au droit du porte-à-faux majeur.

Laboratoires et bureaux ANSES et ANSM - Lyon (69)

Comment le bâtiment réunit-il l’ANSES et l’ANSM autour d’une seule santé ?

Le bâtiment livré début 2026 rapproche à Lyon-Gerland certaines activités de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Il rassemble le laboratoire lyonnais de l’ANSES et une partie des activités de contrôle de l’ANSM dans un équipement commun consacré à l’approche « One Health », ou « une seule santé ». Cette démarche étudie conjointement les interactions entre les santés humaine, animale, végétale et environnementale. Le programme comprend des laboratoires, des plateformes technologiques, un plateau de biologie moléculaire, des bureaux et des équipements scientifiques mutualisés. Il accueille également des activités liées au contrôle des vaccins et des médicaments biologiques, à la surveillance des pathologies animales, aux résistances aux antibiotiques et à la sécurité de la chaîne alimentaire. Cette réunion favorise les échanges entre deux institutions autonomes tout en maintenant les exigences propres à leurs activités scientifiques sensibles.

 

Comment l’architecture exprime-t-elle la diversité des laboratoires et des bureaux ?

Pargade Architectes organise le bâtiment par superposition des programmes. Les plateaux techniques de laboratoires et les espaces tertiaires composent une volumétrie contrastée dont le profil révèle la variété des fonctions. Le porte-à-faux constitue l’un des signes les plus visibles de cette organisation en coupe. Sur l’avenue Tony-Garnier, la façade repose sur une grille orthogonale régulière capable d’accueillir plusieurs types de remplissage. Le béton clair forme la trame principale. Les baies vitrées et les éléments de façade à ossature bois complètent les intervalles selon les besoins des bureaux, des laboratoires et des locaux techniques. Cette composition unit visuellement des programmes différents sans les enfermer dans une façade uniforme. Le bâtiment développe environ 9 700 m² et comprend 75 places de stationnement en sous-sol. Il a été pensé comme une infrastructure scientifique durable, capable d’accompagner l’évolution des pratiques et des équipements.

 

Pourquoi l’évolutivité est-elle essentielle pour un bâtiment de laboratoires ?

Les laboratoires scientifiques évoluent avec les protocoles, les appareils et les exigences de confinement. Les réseaux de ventilation, les alimentations techniques, les dispositifs de sécurité et les installations de contrôle occupent également une place déterminante. Le bâtiment devait donc offrir un cadre stable sans figer définitivement son organisation intérieure. Le projet répond à cette contrainte par une trame constructive régulière et par une distinction claire entre les éléments permanents de la structure et les composants de remplissage susceptibles d’évoluer. L’ossature en béton organise les niveaux et les façades. Les baies vitrées, les éléments à ossature bois et les aménagements intérieurs répondent ensuite aux besoins propres à chaque zone. Le Procédé GBE® participe à cette logique en intégrant l’isolation directement dans les parties en béton de la façade. L’enveloppe conserve ainsi une structure lisible, robuste et compatible avec les transformations futures des laboratoires et des bureaux.

 

Où le Procédé GBE® est-il employé sur le bâtiment ANSES–ANSM ?

Sur ce projet, le Procédé GBE® ne forme pas une succession de grands murs pleins. Il est employé pour réaliser une trame de poteaux et de poutres en béton armé coulé en place avec une isolation intégrée. Les éléments verticaux et horizontaux dessinent la grille principale des façades. Les intervalles sont ensuite occupés par des baies vitrées ou par des éléments de façade à ossature bois, également appelés FOB. Cette organisation permet d’adapter chaque travée à son usage. Une ouverture peut apporter de la lumière naturelle à un bureau. Une paroi opaque peut répondre aux contraintes d’un laboratoire ou d’un local technique. Le Procédé GBE® montre ainsi sa capacité à accompagner une architecture ajourée et rythmée, sans se limiter à une façade massive. Il conserve une lecture homogène du cadre en béton tout en permettant l’association de plusieurs matériaux et de plusieurs fonctions dans une même enveloppe.

 

Comment le Procédé GBE® a-t-il été mis en œuvre sur le chantier ?

La réalisation repose sur les méthodes traditionnelles du béton armé banché, adaptées à une façade très ajourée. Après la pose de la première banche, l’entreprise installe les armatures de la première partie du mur. Les panneaux isolants sont ensuite positionnés dans le coffrage et maintenus par les connecteurs et les entretoises du Procédé GBE®. Les précadres métalliques et leurs mannequins démontables sont placés au droit des futures ouvertures. Le second ferraillage est mis en œuvre avant la fermeture du coffrage. Le béton autoplaçant Ultra Twin Procédé GBE de Lafarge est alors coulé simultanément de part et d’autre de l’isolant, sans vibration et selon une progression équilibrée. Après durcissement, les banches sont retirées puis les mannequins sont démontés en plusieurs éléments. Les précadres restent scellés dans le béton et préparent la pose des vitrages ou des éléments de façade à ossature bois.

 

Comment le Procédé GBE® forme-t-il une trame poteaux-poutres isolée ?

Le principe constructif reste celui du Procédé GBE® : un isolant rigide est positionné dans le coffrage entre deux parties en béton armé coulées en place simultanément. Les connecteurs et les entretoises fabriqués sur mesure par GBE maintiennent les panneaux isolants et calibrent les épaisseurs pendant le bétonnage. La présence répétée des ouvertures transforme cependant le mur en une succession d’éléments verticaux et horizontaux. Les parties pleines entre les baies forment les poteaux de la grille. Les éléments placés au-dessus, au-dessous ou entre les ouvertures constituent les poutres, les linteaux et les allèges. Leur ferraillage est dimensionné par le bureau d’études structure selon les principes usuels du béton armé et l’Eurocode 2. Les pièces du Procédé GBE® n’assurent pas cette fonction structurelle. Elles maintiennent l’isolant pendant le chantier et permettent d’adapter précisément la composition du mur à la géométrie de chaque travée. Elles jouent également un rôle essentiel au jeune âge du béton en participant au maintien de la paroi extérieure après le décoffrage, avant que le béton n’ait atteint sa résistance définitive.

 

Comment les éléments à ossature bois complètent-ils la trame en béton ?

Les éléments de façade à ossature bois occupent certaines travées de la grille réalisée avec le Procédé GBE®. Ils constituent des remplissages légers dans les zones où une paroi structurelle en béton n’est pas nécessaire. D’autres travées accueillent les menuiseries et les vitrages. Cette association permet d’adapter la façade aux bureaux, aux laboratoires et aux locaux techniques tout en conservant une trame architecturale commune. Le bois introduit un matériau biosourcé dans l’enveloppe. Il contribue à diminuer le bilan carbone calculé de la façade et à réduire la quantité de béton employée dans les travées non structurelles. Les présentations initiales du projet associaient également certains remplissages à une finition en terre crue, matériau géosourcé. 

 

Quel béton a été retenu pour les parties réalisées avec le Procédé GBE® ?

Les parties réalisées avec le Procédé GBE® utilisent le béton autoplaçant Ultra Twin Procédé GBE de Lafarge dans une version ECOPact. Cette formulation est adaptée au remplissage simultané des deux côtés de l’isolant ainsi qu’aux éléments dont la géométrie est plus étroite qu’un voile traditionnel. Sa fluidité lui permet de circuler entre les armatures, d’atteindre les zones difficiles d’accès et de remplir les coffrages sans vibration. La version retenue pour le chantier présente une réduction annoncée de 30 % des émissions de CO₂ par rapport à un béton classique comparable. Cette réduction concerne le béton employé pour les éléments concernés et ne doit pas être assimilée à une diminution équivalente du bilan carbone global du bâtiment. Le béton autoplaçant Ultra Twin a été développé pour faciliter la mise en œuvre du Procédé GBE® et contribuer à la qualité des parements.

 

Pourquoi le béton reste-t-il brut et sans lasure en façade ?

La teinte claire du béton appartient directement à l’écriture architecturale du projet. Elle souligne la grille poteaux-poutres et met en valeur le contraste avec les vitrages et les remplissages plus légers. Le parement n’a pas été conçu comme un support destiné à recevoir un revêtement. Il constitue directement la finition extérieure du bâtiment. Aucune lasure ni aucun traitement particulier ne viennent modifier son aspect après décoffrage. La matière du béton, son grain et les variations discrètes liées au coulage en place restent donc visibles. Cette absence de couche rapportée renforce la lecture constructive de la façade : l’élément qui porte et intègre l’isolation est également celui qui donne son expression au bâtiment. Elle limite aussi la dépendance à un produit de finition susceptible de nécessiter des opérations périodiques de réfection ou de renouvellement. Le béton brut reste néanmoins soumis à un entretien adapté et à une surveillance régulière de son état. Le béton autoplaçant Ultra Twin Procédé GBE de Lafarge contribue enfin à la régularité du remplissage et à la qualité du parement sans vibration.

 

Comment les ouvertures ont-elles été préparées avant le bétonnage ?

Les nombreuses ouvertures inscrites dans la grille en béton ont nécessité une préparation particulièrement précise du coffrage. Des précadres métalliques ont été positionnés avant le bétonnage afin d’être directement incorporés et scellés dans les murs réalisés avec le Procédé GBE®. Ces précadres définissent la géométrie des baies et préparent la pose ultérieure des menuiseries, des vitrages ou des éléments à ossature bois. Les mannequins destinés à réserver les ouvertures étaient solidaires de ces précadres. Ils devaient résister à la pression du béton autoplaçant et conserver leur position pendant le remplissage simultané des parties en béton situées de part et d’autre de l’isolant. Après durcissement, les mannequins ont été démontés puis retirés en plusieurs éléments, tandis que les précadres métalliques sont restés scellés dans le béton. Cette méthode exigeait une coordination fine entre coffrage, ferraillage, isolant, précadres et calepinage des ouvertures.

 

Pourquoi l’intégration des précadres constituait-elle un point technique complexe ?

La façade est composée d’une succession de poteaux, de poutres, de baies vitrées et de remplissages à ossature bois. Chaque ouverture devait respecter une géométrie précise afin de garantir la continuité de la trame et la pose ultérieure des composants de façade. Les précadres métalliques ne pouvaient pas être simplement rapportés sur un mur terminé. Ils ont été incorporés au coffrage et scellés au moment du coulage. Les mannequins fixés à ces précadres devaient empêcher toute pénétration du béton dans les réservations, résister à la poussée du béton autoplaçant et rester démontables après le durcissement. Leur retrait en plusieurs parties répondait à la difficulté d’extraire un élément monobloc pris dans une baie profonde et entouré par une géométrie complexe. Chaque ouverture a donc été préparée comme un assemblage complet avant le bétonnage. Cette anticipation a permis de coordonner le gros œuvre, l’isolation intégrée et les futures façades légères.

 

Comment le porte-à-faux du bâtiment a-t-il été isolé ?

Le porte-à-faux constitue l’une des figures architecturales majeures du bâtiment. Son isolation devait être conçue sans interrompre la continuité thermique entre le mur vertical et la partie horizontale en surplomb. La méthode employée prolonge l’isolant du Procédé GBE® dans l’épaisseur du porte-à-faux. En pied de mur, l’isolant vertical se retourne horizontalement afin de rejoindre celui intégré à la dalle. La partie intérieure en béton assure la fonction structurelle. La sous-face extérieure reste distincte et ne constitue pas l’appui principal de la dalle porteuse. Des armatures adaptées relient les différentes parties structurelles. Cette organisation permet de conserver un parement continu sur la façade et sous le porte-à-faux tout en limitant la discontinuité thermique au changement de direction. Le porte-à-faux n’a donc pas été traité comme un élément ajouté après la réalisation de l’enveloppe et a été réalisé en béton coulé en place également.

 

Comment le bâtiment accueille-t-il des activités scientifiques sensibles ?

Le bâtiment livré début 2026 a été conçu pour des activités exigeant un contrôle rigoureux de l’environnement intérieur. Certains laboratoires sont consacrés à la qualité et à la sécurité des vaccins, des médicaments biologiques et des médicaments dérivés du sang. D’autres accueillent des recherches sur les pathologies animales émergentes, la résistance aux antibiotiques, la sécurité de la chaîne alimentaire ou les effets des produits phytosanitaires. Ces programmes nécessitent des dispositifs adaptés de confinement, de ventilation, de filtration, de contrôle des températures et de maintenance. L’enveloppe ne garantit pas seule ces performances, qui dépendent principalement des équipements techniques et des protocoles propres aux laboratoires. Elle constitue néanmoins une base robuste et durable. Les parties réalisées avec le Procédé GBE® associent une isolation intégrée, une masse de béton intérieure et une protection minérale extérieure. Elles participent ainsi à la stabilité générale de l’enveloppe et à la protection durable de l’isolant.

 

Quel rôle GBE a-t-elle joué dans la réalisation de l’enveloppe ?

GBE a fourni les pièces plastiques destinées au maintien et au positionnement de l’isolant dans les coffrages, ainsi que le kit d’outillage associé. Les connecteurs traversent les panneaux isolants et contribuent au calibrage des épaisseurs de béton. Les entretoises permettent le passage des tiges de serrage des banches, reprennent les efforts de compression liés au serrage et limitent le soulèvement de l’isolant pendant le bétonnage. Ces pièces ont été fabriquées sur mesure selon les dimensions des poteaux, des poutres, des allèges et des parties pleines de la façade. GBE a également accompagné l’entreprise dans la préparation de la mise en œuvre et le traitement des points singuliers, notamment les ouvertures avec précadres et le porte-à-faux isolé. GBE n’a fourni ni le béton, ni les armatures, ni l’isolant, ni les vitrages, ni les éléments de façade à ossature bois. Le Procédé GBE® s’intègre ainsi dans l’organisation habituelle du chantier.

 

Que démontre le bâtiment ANSES–ANSM sur les possibilités du Procédé GBE® ?

Le bâtiment ANSES–ANSM montre que le Procédé GBE® peut former la structure régulière d’une façade hybride plutôt qu’un mur entièrement plein. La trame poteaux-poutres en béton à isolation intégrée accueille des vitrages et des éléments à ossature bois qui introduisent des matériaux biosourcés et contribuent à réduire le bilan carbone calculé de l’enveloppe. Les ouvertures démontrent parallèlement la précision constructive permise par le béton coulé en place : leurs précadres métalliques ont été scellés lors du bétonnage à l’aide de mannequins solidaires, démontés en plusieurs éléments après durcissement. Le béton autoplaçant ECOPact Ultra Twin Procédé GBE de Lafarge produit un parement clair, brut et sans lasure, avec une réduction annoncée de 30 % des émissions de CO₂ par rapport à un béton classique comparable. Le porte-à-faux prolonge enfin l’isolation du mur dans la dalle. Le projet réunit ainsi structure, isolation intégrée, biosourcé, précision des ouvertures et liberté architecturale.

Laboratoires et bureaux ANSES et ANSM - Lyon (69)

Laboratoires et bureaux ANSES et ANSM - Lyon (69)

Données clés du projet

  • Projet : nouveaux laboratoires et bureaux de l’ANSES et de l’ANSM
  • Localisation : Lyon-Gerland, Rhône
  • Programme : laboratoires scientifiques, plateformes technologiques, bureaux et espaces mutualisés
  • Approche scientifique : « One Health », santé humaine, animale, végétale et environnementale
  • Livraison : début 2026
  • Statut : bâtiment livré
  • Maître d’ouvrage : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
  • Utilisateurs : ANSES et ANSM
  • Architecte mandataire : Pargade Architectes
  • Architecte associé : Moon Safari
  • Entreprises de gros oeuvre : Bertrand Duron Constructeur (groupe Fontanel) pour les façades pour le compte de Roux Cabrero (groupe Fayat Bâtiment)
  • Bureau d’études tous corps d’état : WSP France
  • Ingénierie environnementale : EODD
  • Économiste : US&CO
  • Paysagiste : MOZ Paysage
  • Surface : 9 700 m² SDO
  • Stationnement : 75 places en sous-sol
  • Montant des travaux : 26,9 millions d’euros HT, valeur 2024
  • Application du Procédé GBE® : trame poteaux-poutres en béton armé coulé en place avec isolation intégrée
  • Remplissages de façade : baies vitrées et éléments de façade à ossature bois
  • Matériau biosourcé : bois employé dans les éléments de façade à ossature bois
  • Contribution environnementale des FOB : réduction de la quantité de béton dans les travées non structurelles et amélioration du bilan carbone calculé de la façade
  • Béton : Ultra Twin Procédé GBE de Lafarge
  • Type de béton : béton autoplaçant mis en œuvre sans vibration
  • Version : ECOPact
  • Réduction annoncée : 30 % d’émissions de CO₂ par rapport à un béton classique comparable
  • Finition : béton clair brut, sans lasure ni traitement particulier
  • Ouvertures : précadres métalliques incorporés au coffrage et scellés lors du coulage
  • Réservations : mannequins solidaires des précadres, démontés et retirés en plusieurs éléments après bétonnage
  • Point singulier : porte-à-faux isolé avec raccordement entre l’isolant de la dalle et celui du mur retourné en pied
  • Périmètre de GBE : pièces de maintien de l’isolant, entretoises, kit d’outillage et accompagnement